Braços verdes e olhos cheios de asas


A travers ce travail, j’ai souhaité non pas dépeindre le territoire amazonien, mais proposer une relecture des images qui le représentent, en explorer les représentations visuelles qui viennent nourrir les imaginaires et leurs mécanismes.

Par un processus de dé-construction d’images — images vernaculaires et issues de la presse, ainsi que des photographies réalisées sur le territoire amazonien —, ensuite re-visitées, plastiquement ou ré-insérées dans un flux de collages et montages, ce travail joue volontairement sur une présentation de l’Amazonie comme une image fantasmée et construite. Il s’est agi de ramener ces vues — d’une nature tropicale, parfois idéalisée ou même stéréotypée — à leur statut d’image même, de les considérer comme des surfaces plastiques, des éléments graphiques.

Aux antipodes d’une invitation au spectateur à une plongée par les images dans la densité de la verdure amazonienne ou entre les méandres du fleuve Amazone, j’ai souhaité lui rappeler les surfaces, ainsi que l’aspect manipulé et construit des représentations du territoire.

Impressions jet d’encre, installation (impression sur coton sergé, moustiquaire)